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Arrêtons de diaboliser les alternatifs !

 Il existe aujourd’hui une certaine peur de la concurrence dans notre pays. Y compris chez ceux qui seraient fondés à promouvoir  plus de concurrence au profit des consommateurs, à commencer par les  politiques, les représentants d'associations de consommateurs, ou  même les régulateurs en place. Les causes de cette peur, qui se transforme souvent en défiance vis-à-vis de la concurrence, sont diverses.

La première est sans doute d'ordre psychanalytique car les Français  sont très attachés à la notion d'"Egalité", placée entre  "Liberté" et "Fraternité", sur les frontons de tous nos bâtiments publics. Elle est donc une des valeurs fondatrices de notre République. Il est évident que, dans notre pays, nous détestons la compétition, et donc la concurrence. En témoigne, par exemple, notre système universitaire où prononcer le mot de "sélection" suscite une levée de boucliers immédiate et parfois violente !

La deuxième raison, sans doute plus rationnelle, s'appuie sur l'indéniable efficacité et qualité de nos services publics. La question des Français a donc été : "Mais pourquoi changer ce qui marche ?". L’opinion semble en effet ne pas bien comprendre pourquoi avoir changé ce qui marchait plutôt pas trop mal, même si l’on pouvait trouver le temps long quand il s’agissait d’aller chercher un paquet ou une lettre à La Poste.

La troisième raison est que, et en dehors du secteur des télécommunications, les dernières ouvertures de marché à la concurrence n'ont pas vraiment fait la preuve de leur efficacité en  termes de bénéfices pour les consommateurs. En effet, et en 1998, l’ouverture à la concurrence du marché des télécommunications avait été une véritable fête : des prix de télécommunications cassés dès les premiers mois et bientôt divisés par 10 sur certaines destinations, une innovation stimulée par la concurrence avec l’émergence de nouvelles offres et l’accélération du déploiement du haut débit. Bref, une concurrence véritablement ressentie comme un cadeau fait aux consommateurs. C’est dire si les attentes étaient grandes quand, en juillet 2007, presque dix ans plus tard, s’est ouvert le marché de l’électricité. Manque de chance, cette dernière coïncide avec une crise énergétique majeure qui, conjuguée à l’emballement de l’économie mondiale et une augmentation sans précédent de la demande en matières premières, se solde par une envolée spectaculaire des prix. Bien difficile, dans ce contexte de faire la part des choses et d’expliquer aux consommateurs que la concurrence est bénéfique, mais qu’en l’espèce, il ne fallait pas s’attendre à une baisse des prix significative.

Il reste néanmoins à savoir si cette peur est fondée : avons - nous raison de nous méfier de la concurrence ?
Même si les choses ont un peu évolué avec la possibilité de retour au tarif réglementé dans l'électricité, il faut être téméraire ou inconscient pour quitter les bras d'EDF. Non seulement on vous signale que vous quittez le tarif réglementé, mais encore que vous allez vous jeter dans la gueule de concurrents assoiffés de profits et qui n'auront de cesse que de vous dépouiller. Cette diabolisation des acteurs alternatifs est savamment entretenue par les monopoles en place, soutenue, et une fois n'est pas coutume, par les syndicats de salariés. Heureusement, les clients qui ont fait le pas ont également fait le constat que la concurrence leur était bénéfique, non seulement sur le plan économique, mais encore sur les  plans de la qualité de service et de la richesse d'offres plus innovantes.
Autre objet de diabolisation : on « accuse » les alternatifs de « profiter » d'infrastructures, principalement des réseaux mais aussi des outils de production comme c'est aussi le cas pour l'électricité, financées par de l'argent public.

Justement, ce qui a été financé par de l'argent public appartient au public et n'a donc pas à tomber entre les mains de financiers internationaux qui profitent, non seulement de ces infrastructures mais qui, de plus, bénéficie d'un capital image et d'une marque qui a acquis la confiance des Français. Est-il normal d'entretenir la confusion en autorisant EDF à porter un nom qui signifie "Electricité de France", celui du grand service public de l'électricité de notre pays et qui est maintenant devenu un grand groupe international, plus soucieux de sa croissance par acquisitions à l'étranger que du renouvellement de son parc nucléaire en France et du service qu'il apporte aux Français ? Il est donc naturel de laisser des acteurs alternatifs du marché, qui créent de la richesse et de l'emploi dans notre pays, accéder à ces infrastructures à un tarif économiquement viable, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui, et dans de nombreux secteurs. Notons que l'accès à ces infrastructures n'est pas gratuit. Loin de là ! C'est aussi leur utilisation par des acteurs alternatifs qui permet leur maintenance, leur développement, voire leur maintien comme cela devrait être le cas, si les propositions du Collectif Libre choix sont suivies, pour le réseau des bureaux de Poste.

 

Jacques Marceau
Co-fondateur du Collectif Libre Choix
Président d'Aromates
Enseignant à l'IEP d'Aix-en-Provence

 

 
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Communiqué de presse

Ouverture à la concurrence des services postaux :

 

La Poste a besoin de concurrents pour

devenir plus compétitive !

 

 

Paris, le 8 juillet 2010

 

Alors que la Cour des comptes vient de rendre public un rapport sévère  sur la compétitivité de La Poste et appelle à une nécessaire mutation de ce groupe public, le Collectif Libre Choix souligne que La Poste sera incapable de s’adapter aux changements imposés par les évolutions de son marché si elle reste en situation de monopole sans la stimulation de la concurrence.

Repoussée au 1er janvier 2011, la mise en place de la concurrence sur l’ensemble du marché postal s’annonce difficile, voire décourageante, à en juger par l’extrême réserve des politiques sur le sujet, l’agressivité des syndicats et les comportements de La Poste sur les micro-segments de marché déjà ouverts à la concurrence. Des comportements devenus terriblement prédateurs qui génèrent de graves difficultés chez certains de ses petits concurrents qui ne survivront pas tous dans les prochains mois.

Alors qu’il est évident que c’est par manque d’innovation et de compétitivité, aujourd’hui pointés du doigt par la Cour des comptes, que le secteur postal a mal résisté à la crise en 2009, le gouvernement a déjà lancé le ton en affichant clairement son soutien inflexible au « service public postal ». Et les chiffres sont là pour démontrer ce soutien : en effet, et depuis quelques temps, les milliards pleuvent sur La Poste pour « moderniser le courrier » !

Après 3,5 milliards d’euros pour financer le plan de modernisation du courrier décidé en 2003, La Poste s’est vue offrir une rallonge de quelques 2,7 milliards d’euros, toujours pour aider sa branche courrier à « faire face à l’ouverture du marché postal et à la concurrence » (sic).

Concurrence qui, de toute évidence, et à maintenant moins de six mois de la libéralisation totale du marché, ne sera pas au rendez-vous.

 

Ainsi, quand le marché postal s’ouvrira au 1er janvier 2011, chaque contribuable français aura investi près de 200 euros pour consolider un monopole qui lui fera sans nul doute payer cher, demain, sa position archi-dominante et un service du courrier qui n’en finit plus de se dégrader.

Dans ces conditions, l’entreprise pourra continuer à être rentable pour ses nouveaux actionnaires tout en menant la vie dure à ses futurs compétiteurs.

Le Collectif Libre Choix dénonce une nouvelle fois l’attitude de La Poste qui, en protégeant son monopole et en étouffant la concurrence, non seulement prive les consommateurs et les entreprises de services postaux performants mais encore se prive elle-même de son meilleur atout pour devenir plus innovante et plus compétitive : ses concurrents.

 
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mercredi, 02 juin 2010 00:00

Communiqué de presse

 

Très Haut Débit :

Le Collectif Libre Choix remet en cause

la politique de déploiement

du gouvernement

 

 

Paris, le mardi 1er juin 2010

 

En réaction à la publication des chiffres des Observatoires du Haut et du Très Haut Débit fixe pour le 1er trimestre 2010, qui fait notamment état d’un nombre estimé de 75 000 abonnés au Très Haut Débit en fibre optique en France, le Collectif Libre Choix remet en cause la politique de déploiement sur la base du découpage arbitraire en 3 zones voulu par le gouvernement.

 

Pour le Collectif Libre Choix, le chiffre de 330 000 abonnés au Très Haut Débit en France, dont seulement 75 000 en fibre optique (en augmentation de 5 000 par rapport au trimestre précédent !), est un cinglant désaveu de la politique du gouvernement en faveur du déploiement du Très Haut Débit dans notre pays.

 

Il souligne que, en dépit des discours, déclarations et gesticulations en tous genres, la France commence à afficher un retard préoccupant pour ce qui devait être une priorité nationale d’aménagement du territoire.

 

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vendredi, 07 mai 2010 00:00

 

Communiqué de presse

 

Marché des mobiles :

Concurrence en berne, marché en baisse !

 

Paris le 6 mai 2010

 

Le Collectif Libre Choix s’alarme des chiffres annoncés ce soir par l’Arcep dans son observatoire du marché français  des mobiles pour le premier trimestre 2010.

 

Ces chiffres font, en effet, état d’une baisse, même si elle est qualifiée d’infinitésimale par l’Arcep, de 5 000 cartes SIM. Cette baisse du marché global provient principalement de celle, beaucoup plus significative, du marché des cartes prépayées qui voit son volume baisser de 617 000 cartes.

 

Pour le Collectif Libre Choix, cette baisse historique, est le signe de l’inadaptation croissante de l’offre des grands opérateurs aux usages et aux moyens financiers de leurs clients, notamment les plus modestes, principaux consommateurs de cartes prépayées.

 

Il est aussi le reflet évident d’un manque de concurrence sur un marché de la téléphonie mobile ouvert en trompe l’œil.

 

Le Collectif Libre Choix rappelle que seule une politique dynamique d’ouverture aux MVNO, y compris aux « full MVNO », sera capable de déclencher des baisses de tarifs immédiates et des innovations susceptibles de répondre aux nouveaux besoins des consommateurs. En effet, les clients des MVNO en place bénéficient déjà de tarifs inférieurs de 20 à 30% à ceux pratiqués par les « historiques ».

 

Si les récentes et répétées recommandations de l’Arcep et du Conseil de la Concurrence étaient appliquées, ces économies pourraient atteindre 50%, ce qui est considérable quand on sait qu’un utilisateur français dépense en moyenne 40 euros HT/mois, toujours selon les derniers chiffres publiés par l’Arcep.

 

Le Collectif Libre Choix rappelle que l’attribution d’une 4ème licence présentée comme seule mesure pro-concurrentielle sur un marché de la téléphonie mobile verrouillé de longue date, n’aura malheureusement qu’un impact très limité sur le porte monnaie du consommateur et le dynamisme d’un marché partout en croissance chez nos voisins européens où le taux de pénétration est en moyenne supérieur de 20 points !

 

En conséquence, le Collectif Libre Choix demande que soit imposé aux opérateurs de réseaux historiques, des conditions d’hébergement plus justes sur les plans technique, contractuel et tarifaire et de favoriser une vraie concurrence, au profit du consommateur, sur le marché français de la téléphonie mobile.

 
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lundi, 26 avril 2010 13:09

Communiqué de presse

 

Réforme du marché de l'électricité

Demain, la survie des concurrents d'EDF

dépendra... d'EDF !

 

 

 

Paris, 26 avril 2010

Le Collectif Libre Choix s’alarme du retard pris par la mise en œuvre de la réforme du marché de l’électricité et dénonce le caractère inacceptable des dispositions du dernier projet de texte qui sera discuté au Parlement à partir de la fin mai.

Pour le Collectif Libre Choix, ce projet dénature complètement l’esprit du rapport Champsaur sur lequel il était pourtant sensé s’appuyer, et le retard pris dans la mise en œuvre de la réforme conduit les concurrents d’EDF à l’asphyxie.

Les attentes des consommateurs étaient grandes quand, en juillet 2007 s’est ouvert le marché de l’électricité. Manque de chance, cette dernière coïncide avec une crise énergétique majeure qui, conjuguée à l’emballement de l’économie mondiale et une augmentation sans précédent de la demande en matières premières, se solde par une envolée spectaculaire des prix. Bien difficile, dans ce contexte, de faire la part des choses et d’expliquer aux consommateurs que la concurrence sur le marché de la fourniture d’électricité est bénéfique, mais qu’en l’espèce, il ne fallait pas s’attendre à une baisse significative des prix. Cette attente était pourtant bien légitime. En effet, et du fait de sa politique et de ses investissements dans le nucléaire, la France jouit d’une position unique dont il serait légitime que tous les Français tirent leur part de bénéfice au lieu de voir aspirés ces derniers par le train de vie et les coûteuses acquisitions du monopole EDF !

 

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mardi, 09 mars 2010 10:42

Communiqué de presse

 

Nomination : Yann Genetay,

spécialiste des Télécoms et de la Distribution,

devient porte-parole du Collectif Libre Choix

 

Paris,9 mars 2010

Yann Genetay, spécialiste des Télécoms et de la Distribution, a été désigné porte-parole du Collectif Libre choix à l’unanimité par les membres du Collectif lors de sa dernière réunion plénière. Il succède à Frédéric Pons, Président d’Adrexo et à Laurence Boniface, directrice du marché des particuliers chez Altergaz.

Au titre de sa nouvelle mission, il sera en charge des prises de parole du Collectif auprès du grand public, des différentes parties prenantes et des médias.

Cette nomination s’inscrit dans une actualité économique dominée le changement de statut de La Poste et la difficile ouverture annoncée des services postaux au 1er janvier 2011. C’est dans ce contexte que le Collectif Libre Choix avait présenté ses « 7 propositions pour une ouverture des marchés postaux réussie, au bénéfice de tous ».

Au-delà de la question postale, le Collectif Libre Choix s’inquiète également, et de longue date, du retard pris dans de nombreux autres domaines, comme celui du déploiement du très haut débit, et des blocages constatés dans des secteurs comme l’électricité ou le gaz pour lesquels la nouvelle, et tant attendue, organisation du marché est en panne !

«  Les questions de concurrence sont aussi celles d’un meilleur choix pour le consommateur. Elles sont plus que jamais d’actualité, tant dans le secteur des télécommunications que dans celui de l’électricité, du gaz et des services postaux. Ma mission, en tant que porte-parole du Collectif Libre Choix, est tant de dénoncer les blocages et pratiques anti-concurrentielles qui sont malheureusement encore trop courantes dans notre pays, que de porter nos propositions pour une concurrence saine, au bénéfice du consommateur et de notre économie toute entière. » déclare Yann Genetay

 

 

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Ecrit par Benoît Chamontin   

Interview de Jean-Ludovic Silicani, président de l'Arcep

 

 
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