Accueil
Bienvenue sur le site du Collectif LIBRE CHOIX

Communiqué de presse

 

 Projet de loi sur le changement de statut de La Poste :
« Les cadeaux au monopole doivent cesser !»
 


Paris, 16 juin 2009

Le secrétaire d’Etat à l’industrie, Luc Chatel, présentera cet après-midi "les grandes lignes du projet de loi portant sur le changement de statut de La Poste en société anonyme" aux membres de la commission Ailleret.


A cette occasion, le collectif Libre Choix rappelle sa position et renouvelle ses propositions pour que l’ouverture du marché postal au 1er janvier 2011, tant attendue par les entreprises et les consommateurs, ne se solde pas comme cela a été le cas dans d’autres secteurs, par la transformation d’un service public en monopole privé.

Réunissant des entreprises qui ont l’expérience de la concurrence des marchés de la téléphonie fixe et mobile, du gaz, de l’électricité et de la poste, le Collectif Libre Choix souhaite mettre son expérience au service d’une ouverture des marchés postaux réussie, au bénéfice de tous.


Plus de 6 milliards d’euros : une enveloppe géante pour « moderniser le courrier » !

Après les 3,5 milliards d’euros pour financer le plan de modernisation du courrier décidé en 2003, dont plusieurs millions ont été dépensés rien qu’en communication interne, le projet gouvernemental prévoit une rallonge de quelque 2,7 milliards d’euros. Pour quoi faire ? Pour aider la Poste à moderniser sa branche courrier car cette dernière doit « faire face à l’ouverture du marché postal à la concurrence » (quand même repoussée en 2011), à la baisse du volume de courrier, et à la crise qui a, encore une fois, a bon dos !

Ainsi, quand le marché postal s’ouvrira en 2011, chaque contribuable français aura investi près de 200 euros pour consolider le monopole qui lui fera payer cher, demain, sa position archi-dominante et un service du courrier dégradé.
C’est sûr, dans ces conditions et même mal gérée, l’entreprise continuera à être hyper rentable pour ses nouveaux actionnaires !
 

Une dégradation annoncée du service public du courrier


Dans le même temps, on apprend que pour des raisons écologiques, mais aussi financières, La Poste envisage d’allonger le délai d’acheminement du courrier en passant de J+1 à J+2, voire plus. A cet effort pour la planète, il faut ajouter la cadence soutenue de fermeture de bureaux de poste alors que le maintien de la présence postale avait fait l’objet d’un autre « cadeau » de l’Etat de 420 millions d’euros en 2008.


Notre beau service public, bientôt devenu monopole privé, nous habitue donc à une accélération de la dégradation du service du courrier que beaucoup de consommateurs, et surtout d’entreprises, avaient d’ailleurs déjà constaté.

Aussi, le Collectif Libre Choix demande l’arrêt de ces subventions à La Poste pour ne pas fausser encore davantage le jeu de la libre concurrence.

Le Collectif Libre Choix rappelle que l’augmentation des tarifs de La Poste, et notamment du timbre, est la mesure la plus juste pour les consommateurs et la plus saine pour le marché. Cette augmentation est d’ailleurs la voie choisie par l’Allemagne afin de préserver des conditions de marché équitables.


Le Collectif Libre Choix rappelle également ses propositions en vue de l’ouverture du marché postal :

Lire la suite...
 

Communiqué de presse

 

 Concurrence dans le secteur postal
Sept propositions pour réussir l’ouverture des marchés postaux en France

 


Paris, 15 avril 2009

 

Alors que la France prépare le cadre réglementaire dans lequel s’effectuera l’ouverture à la concurrence des marchés postaux au 1er janvier 2011, le Collectif Libre Choix rend publiques ses propositions pour que cette ouverture, tant attendue par les entreprises et les consommateurs, ne se solde pas, comme cela a été le cas dans d’autres secteurs, par la transformation d’un service public en monopole privé.

 

Réunissant des entreprises qui ont l’expérience de la concurrence des marchés de la téléphonie fixe et mobile, de l’énergie et de la poste, le Collectif Libre Choix souhaite mettre son expérience au service d’une ouverture des marchés postaux réussie, au bénéfice de tous.

 

Une contribution équitable au financement du service universel
Les missions de service universel assurées par La Poste sont actuellement financées par les bénéfices dégagés sur la partie des services qui lui sont réservés, l’exonération de la taxe professionnelle et d’autres aides diverses (aide à la presse, exonération de la TVA, etc.). Dans le cadre de la mise en concurrence de ces services, ces missions de service universel seraient, si nécessaire, financées par un fonds de compensation alimenté par les opérateurs autorisés selon des modalités qui seront fixées par décret en Conseil d’Etat.

Le Collectif Libre Choix propose que :

-    L’évaluation du coût que représente le service universel soit effectuée par des experts indépendants et, en aucun cas, par La Poste elle-même. L’ARCEP devra, dans cet objectif, disposer des moyens de pression suffisants pour contraindre l’opérateur historique à la production d’une comptabilité lisible et sincère.
-    Qu’une cellule de contrôle sur les pratiques commerciales discriminatoires soit mise en place par l’ARCEP et en collaboration avec le Conseil de la concurrence à l’instar de celle mise en place pour les « télécoms ». Cette cellule aura pour première mission d’identifier et de faire cesser d’urgence les pratiques de La Poste discriminatoires et anti-concurrentielles, notamment dans le domaine des tarifs. Cette instance permettra d’éviter de nombreux contentieux qui représenteraient une charge supplémentaire trop pesante pour les nouveaux entrants.
-    L’évaluation des actifs immatériels de La Poste menée par l’ARCEP soit rendue publique. Cette évaluation devra notamment intégrer le monopole naturel dont La Poste bénéficie sur une part significative du marché postal, mais aussi les actifs immobiliers et mobiliers amortis et dont l’opérateur historique conservera l’usage exclusif. Ces derniers devront être comptés dans le calcul de la contribution de La Poste au service universel et, dans le cas où ils seraient supérieurs au coût du service universel, participer au développement des nouveaux entrants.


Le changement de marque commerciale pour « La Poste »
Parmi les avantages dont bénéficie un opérateur historique sur un marché ouvert à la concurrence, l’expérience a montré, notamment dans le secteur de l’électricité et du gaz, que la dénomination commerciale et l’identité graphique constituaient un avantage concurrentiel décisif. En effet, il est quasiment impossible pour un nouvel entrant et même au prix d’efforts de communication considérable, d’acquérir une notoriété et d’imposer une image capable de rivaliser avec une entreprise s’étant approprié celles d’un service public présent depuis de nombreuses décennies sur tout le territoire national.

Le Collectif Libre Choix propose que :

-    L’ancien service public change de nom, c’est-à-dire que l’opérateur historique, ainsi que ses filiales, ne s’appelle plus « La Poste » mais se dote d’une autre dénomination commerciale.
-    Que le logo et l’ensemble de l’identité graphique personnifiant l’opérateur historique aux yeux des consommateurs soit également changés pour ne pas prêter à confusion.



La séparation des activités commerciales et du réseau des bureaux de poste

La séparation des activités commerciales et des réseaux a démontré son efficacité dans les secteurs de l’électricité et du ferroviaire. Dans ce dernier domaine, le très récent rapport Keller a même proposé d’aller plus loin en proposant de séparer le réseau des gares des activités commerciales de transport de voyageurs de la SNCF. De plus, l’aménagement du territoire est une mission de service public et un réseau de points de contact sur tout le territoire a prouvé son intérêt tant sur les plans économiques que sociétaux.
Il est donc impératif de garantir à la fois la pérennité du réseau de proximité de La Poste et le libre accès à tous les opérateurs.

Le Collectif Libre Choix propose que :

-    Le réseau des bureaux de poste soit séparé de l’activité commerciale de l’opérateur historique et géré par un organisme indépendant comme, par exemple, un Groupement d’Intérêt Economique (GIE), qui garantirait un accès équitable à cette infrastructure essentielle et qui assurerait la couverture de tout le territoire national, au bénéfice de tous les acteurs du marché postal.
-    Ce réseau pourrait garder le nom de « La Poste ».

 

Contact presse :
Benoît Chamontin
Tél. : 01 46 99 10 89
Mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

 

 Télécharger le communiqué de presse

 
PDF  | Imprimer |  Email

Communiqué de presse

 

 Concurrence dans le secteur la téléphonie fixe et du haut débit :
Pour un réseau « Fibre de France » !

Le Collectif Libre Choix rappelle que la séparation des réseaux et des services de l’opérateur historique et la création d’un grand réseau mutualisé sont la condition incontournable de l’expression de la libre concurrence sur le marché de la téléphonie fixe et du haut débit.

 

Paris, 24 mars 2009

 

Alors que les grandes manœuvres ont commencé pour la conquête du marché prometteur de la fibre optique, le Collectif Libre Choix se félicite de l’offensive de Vivendi et d’Iliad visant à obtenir la séparation du réseau fixe des services de l’opérateur historique. Il rappelle néanmoins que, dans l’intérêt de la concurrence et du consommateur, et sous peine de voir l’actuel monopole se transformer en un oligopole comparable à celui de la téléphonie mobile, le futur réseau de fibre optique qui sera déployé jusqu’à l’abonné devra être mutualisé.


Parce que le développement de l’économie numérique est l’une des conditions majeures de la relance et du développement de l’économie tout entière de notre pays, et que le grand chantier du déploiement de la fibre optique jusqu’à l’abonné est l’une des bases de cette politique, le Collectif Libre Choix demande au régulateur et au gouvernement la prise en compte de ce futur réseau en tant qu’infrastructure essentielle.

Le Collectif Libre Choix propose que cette infrastructure soit gérée par une entité autonome, comme c’est déjà le cas pour la portabilité des numéros mobiles ou, dans d’autres secteurs économiques, pour le transport de l’électricité (RTE) et pour le réseau ferré (RFF).
En effet, seul un organisme, quel que soit son statut, qui n’a pas vocation à faire des bénéfices mais à déployer et à maintenir ses infrastructures, sera en mesure de proposer aux opérateurs de services des tarifs de gros permettant l’expression d’une saine et véritable concurrence au bénéfice du consommateur.

La création de plusieurs réseaux de fibre concurrents conduirait immanquablement, dans l’objectif d’une légitime recherche de rentabilité pour leurs propriétaires, à des prix de gros élevés, générant ainsi un risque d’oligopole semblable à celui que nous connaissons actuellement dans le secteur de la téléphonie mobile et du haut débit.

Le Collectif Libre Choix rappelle qu’il est impossible d’obtenir un niveau de concurrence satisfaisant sur un marché aval si cette concurrence n’existe pas sur le marché amont ou, autrement dit, il est insoutenable économiquement de vendre bon marché quand on achète trop cher. La situation actuelle des MVNO français en est l’exemple le plus éclatant.
 

En conséquence, Le Collectif Libre Choix appelle, en préambule au débat qui va s’ouvrir sur cette question dans les prochaines semaines, à la création d’un réseau commun « Fibre de France », détenu et géré par une entité autonome. Ce réseau, entièrement mutualisé jusqu’à l’abonné, sera le support à des services en concurrence, donc plus innovants et plus compétitifs.

Il permettra en particulier :

-    De régler l’épineuse question des accès aux immeubles et aux logements ;
-    Une plus grande souplesse pour changer de fournisseur, ce qui conférera plus de fluidité au marché ;
-     Un déploiement plus rapide couvrant l’ensemble du territoire et non, uniquement, les zones les plus rentables donc les plus denses.


Sur ce dernier point, le Collectif Libre Choix souligne que le risque est de créer, pire encore que des zones blanches, de véritables déserts numériques !


Contact presse :
Benoît Chamontin
Tél. : 01 46 99 10 89
Mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

 

 

Télécharger le communiqué de presse

 

 
PDF  | Imprimer |  Email

Communiqué de presse

 

Concurrence dans le secteur de l’énergie :

Ça gaze pour le duopole !

 

Paris, 5 mars 2008.

Les chiffres de l’Observatoire de l’électricité et du gaz publiés au début du mois de mars par la CRE, et portant sur le quatrième trimestre 2008, prouvent une nouvelle fois le renforcement de la dominance des deux acteurs qui tiennent le marché de l’énergie dans notre pays et la quasi-inexistence de concurrence dans ces domaines, dix-huit mois après une médiatique ouverture du marché pour les particuliers.

Le Collectif Libre Choix propose son analyse des chiffres et dénonce, une nouvelle fois, le manque de concurrence dans le secteur de l’énergie ainsi que l’attitude prédatrice du duopole de GDF Suez et d’EDF.


Dans son Observatoire de l’électricité et du gaz publié le 2 mars 2009, la CRE révèle que la concurrence dans le secteur du gaz est un trompe l’œil et que le marché  est bien verrouillé par le duopole EDF-GDF Suez.

En effet, si l’on s’en tient à une lecture au premier degré du rapport de la CRE, même si les chiffres sont loin d’être satisfaisants, le marché semble s’ouvrir doucement avec, sur un total de 10 800 000 sites, 310 000 qui ont choisi un fournisseur dit alternatif, soit 2,9%.

Mais, une lecture un peu plus approfondie nous indique qu’EDF est compté comme acteur alternatif du gaz !

Bien sûr, personne ne s’en offusque car depuis la séparation d’EDF avec GDF, les deux sociétés sont indépendantes et mènent leurs propres vies. Donc quand EDF vend du gaz, EDF est considéré comme un acteur altenatif sur le marché du gaz. Sauf que pour le grand public, habitué depuis toujours à payer des factures à EDF-GDF, la chose n’est pas si évidente. Voici donc deux marques, dont la notoriété et la réputation sont le fruit de longues années de service public financé par le contribuable, qui se retrouvent privatisées et dont les nouveaux actionnaires bénéficient d’un « effet de traîne » qui leur permet de profiter de la préférence et du manque d’information des consommateurs.

C’est précisément cet « effet de traîne » qui avait motivé l’amendement proposé par le Collectif Libre Choix à la Loi de Modernisation de l’Economie en juillet 2008. Cet amendement prévoyait de rendre obligatoire le changement de nom et d’identité graphique pour un service public entrant sur le marché concurrentiel.

Il n’est donc pas étonnant de constater qu’EDF capte l’écrasante majorité des consommateurs qui « sont passés à la concurrence »: 248 382 sur 310 000 ! Ainsi la part de marché des acteurs alternatifs autres qu’EDF, et en dépit de leurs efforts marketing et commerciaux, atteint le chiffre record de 0,57%.
Qui peut encore parler d’ouverture du marché avec un tel chiffre ?

Si, de toute évidence, le consommateur français ne tire qu’un trop faible bénéfice de l’ouverture du marché du gaz et de l’électricité à la concurrence, ce n’est pas vrai pour l’Etat. En effet, pour ce dernier, principal actionnaire du duopole, les bénéfices ne s’arrêtent pas aux dividendes distribués. La pseudo concurrence entre EDF et GDF Suez associée à des pratiques commerciales et tarifaires dont on ne peut pas dire qu’elles soient particulièrement transparentes, lui permettent de faire sortir du tarif réglementé de nombreux consommateurs sans pour autant les faire bénéficier de la concurrence, puisque ces derniers ne changent pas de fournisseur ou en changent majoritairement pour le « monopole bis ».

En conclusion, la recette est facile à comprendre :

1)    Pousser à la sortie du tarif réglementé tout en gardant les consommateurs dans le giron du duopole.
2)    Faire croire que la concurrence existe en faisant passer EDF et GDF Suez pour des acteurs alternatifs.


Qui peut encore dire que la concurrence existe dans l’énergie ?

Pour plus de détails sur les derniers chiffres publiés par la CRE : www.cre.fr

 

Télécharger le communiqué de presse

 

 
PDF  | Imprimer |  Email

La concurrence, soutien du pouvoir d’achat et du développement durable

écrit par Laurent Toustou

 

L’environnement est un thème de plus en plus prégnant dans nos sociétés. Cependant le combat écologique est bien souvent réservé à la sphère politique et les entreprises ne sont alors pas considérées comme des armes efficaces dans la mise en place d’un développement durable. Il convient de nuancer cette conception.  La logique libérale, assez largement malmenée au cours des dernières semaines peut entrainer d’elle-même une démarche écologique de la part des acteurs économiques.

 

L’environnement est un thème de plus en plus prégnant dans nos sociétés. Cependant le combat écologique est bien souvent réservé à la sphère politique et les entreprises ne sont alors pas considérées comme des armes efficaces dans la mise en place d’un développement durable. Il convient de nuancer cette conception.  La logique libérale, assez largement malmenée au cours des dernières semaines peut entrainer d’elle-même une démarche écologique de la part des acteurs économiques.

Source de l'image : www.enviro2b.com
 

Il est établi qu’une concurrence saine permet d’annuler la possibilité d’entente illégale entre firmes. Dès lors, tout nouvel entrant sur un marché est capable de concurrencer efficacement les entreprises historiquement implantées sur ce même marché. Il ne dispose pas de moyens financiers similaires, ni de la sécurité que représente une clientèle nombreuse et fidélisée mais a les moyens de s’assurer une place en se différenciant des autres acteurs du marché. La différenciation d’une entreprise au sein d’un marché se fait tant par le prix des produits ou services qu’elle développe que par la qualité de ceux-ci. Or, la différenciation par le prix s’avère souvent bien moins significative quand, après quelques années de concurrence, toutes les entreprises vendent leurs produits ou services au prix le plus bas possible. Ainsi, la concurrence entre les acteurs d’un même secteur tend à se focaliser sur la qualité et la composition de leurs offres. L’innovation devient un élément essentiel de leur réussite.

Cette innovation s’effectue sur deux axes. Elle permet, tout d’abord, à l’entreprise de développer les technologies qui lui permettent de produire plus rapidement et en consommant moins ; mais aussi de diminuer les coûts de transport et d’approvisionnement. Elle peut ainsi rester attractive au niveau de ses tarifs et continuer à se servir de la différenciation par le prix. Dans un deuxième temps, l’innovation permet à l’entreprise de satisfaire au mieux son client afin de le fidéliser et d’en attirer de nouveaux. Dès lors, elle développe des offres dans l’optique d’améliorer le confort du client tout en réduisant ses dépenses, c'est-à-dire en diminuant les risques de panne, la consommation d’énergie inhérente à l’utilisation du produit ou service qu’elle fournit, mais aussi, et c’est une dimension récente, en améliorant l’éco-compatibilité de celui-ci. En effet, l’hypermédiatisation du phénomène écologique en a fait  un enjeu essentiel et, en conséquence, un argument de vente et de différenciation notable pour les entreprises. On constate ainsi qu’aujourd’hui les certifications écologiques et de qualité attribuées à un produit ou service, comme la reconnaissance publique et politique à son encontre, sont devenues aussi importantes dans sa commercialisation que ses qualités intrinsèques.

 

Source de l'image : Les carnets de l'université Paris Descartes

 

Ainsi, comme nous venons de le développer, une concurrence saine implique, de la part des entreprises, une augmentation des revenus destinés au secteur de la recherche et développement afin de réduire leurs coûts de production mais aussi de se différencier, face à des concurrents actifs, grâce à l’innovation. Développées par les entreprises, les innovations  vont tout autant dans le sens d’une amélioration du pouvoir d’achat du consommateur (durabilité des produits, sécurisation de l’approvisionnement des services, baisse de la consommation énergétique inhérente au produit ou service, etc.), que dans celui du respect de l’environnement qui s’avère être un avantage compétitif important sans pour autant cesser de rechercher l’amélioration du confort de l’usager.

 

Enfin, rappelons que la mondialisation et l’augmentation des services de recherche et développement dans les entreprises permettent à celles-ci de rattraper rapidement le retard qu’elles peuvent avoir face aux offres de leurs concurrents en égalant ou dépassant la qualité de produit ou de service proposée. Une innovation ne donne donc un avantage comparatif à une entreprise que sur un très court terme et celle-ci se doit alors d’innover sans cesse sous peine d’être égalée et distancée par la concurrence. Nous assistons ainsi à une course à l’innovation ; une course avec deux gagnants principaux : le consommateur et l’environnement.


 
PDF  | Imprimer |  Email
Ecrit par Benoît Chamontin   

Communiqué de presse

 

 4ème licence de téléphonie mobile :

Le collectif Libre Choix met en garde

le gouvernement et demande

la prise en compte des MVNO

 

Paris, mercredi 21 janvier 2008.

 

Le Collectif Libre Choix souhaite que l’attribution d’une quatrième licence de téléphonie mobile à un nouvel entrant soit l’occasion d’une véritable ouverture du marché aujourd’hui verrouillé par l’oligopole des trois opérateurs historiques. Il rappelle que si les bénéfices de l’arrivée d’un quatrième opérateur sont indiscutables, la vraie concurrence ne pourra venir à court terme que des MVNO.

Le Premier ministre a annoncé, le 12 janvier dernier, une stratégie globale pour la 3ème et la 4ème génération mobile. C’est dans le cadre de cette stratégie que l’ouverture à un nouvel entrant pour une quatrième licence de téléphonie mobile a été confirmée.

Cette décision a été justifiée par la volonté « d’accélérer la mise en œuvre des mesures du Plan Numérique qui s’inscrivent dans la logique de la relance de l’économie française ».

Le Collectif Libre Choix, et au moment où est annoncé un débat parlementaire sur la question le 5 février prochain à l’Assemblée Nationale, se félicite de cette mesure qui va dans le sens de davantage de concurrence au profit du consommateur dans un domaine où il a maintes fois dénoncé la position dominante, voire prédatrice, des acteurs en place.

Cependant, l’attribution d’une quatrième licence ne peut être présentée comme la solution qui favorisera immédiatement la concurrence et qui augmentera, à court terme, le pouvoir d’achat des Français.

Le Collectif Libre Choix rappelle que les MVNO sont les seuls capables de proposer des baisses de tarifs immédiates. En effet, les clients de ces deniers bénéficient déjà de tarifs inférieurs de 20 à 30% à ceux pratiqués par les historiques.

Si les récentes et répétées recommandations de l’Arcep et du Conseil de la Concurrence étaient appliquées, ces économies pourraient atteindre 50%, ce qui est considérable quand on sait qu’un  utilisateur français dépense en moyenne 44,30 euros/mois*.

C’est pourquoi le Collectif Libre Choix rappelle que l’attribution d’une 4ème licence comme seule mesure pro-concurrentielle sur un marché de la téléphonie mobile verrouillé de longue date n’aura malheureusement qu’un impact très limité sur la relance de l’économie française et en particulier sur le porte monnaie du consommateur.

En effet la baisse de tarif attendue, et estimée par le gouvernement lui-même, n’est que de 7% … dans 4 ans !

Ces objectifs minimalistes sont parfaitement explicables car le déploiement d’un réseau et la recherche légitime de rentabilité  du nouvel entrant limiteront la marge de manœuvre de ce dernier concernant les prix.

Aussi et a minima l'attribution de cette quatrième licence doit être l’occasion d’imposer au nouvel entrant et aux opérateurs de réseaux historiques, des conditions d’hébergement plus justes sur le plan technique, contractuel et tarifaire et de favoriser ainsi une concurrence saine, au profit du consommateur, sur le marché français de la téléphonie mobile.

* En post-payé, voir chiffres de l’Arcep – octobre 2008  www.arcep.fr 


Contact presse :
Benoît Chamontin
Tél. : 01 46 99 10 89
Mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

Télécharger le communiqué de presse

 

 
PDF  | Imprimer |  Email
Ecrit par Benoît Chamontin   

Communiqué de presse

 

 La concurrence : un levier pour stopper
la dégradation du service postal

 

Paris, mercredi 17 décembre 2008.

 

Alors que les agents de La Poste manifestent leurs craintes quant à un changement de statut de leur entreprise, les usagers, qu’ils soient particuliers ou entreprises, assistent de leur côté, à la dégradation du service qui leur est rendu. Délais d’acheminement de plus en plus aléatoires, files d’attente interminables dans les bureaux de poste, pertes de courrier, vols de colis… le service postal « n’est plus au top » comme le reconnaissait récemment un grand leader syndical.

Face à cette situation, le Collectif Libre Choix rappelle qu’il existe une solution qui a partout fait ses preuves dans le domaine de l’amélioration du service : la concurrence.

En effet, et à condition d’astreindre les acteurs du marché à des obligations strictes de service universel, la concurrence est le meilleur moyen de stimuler la recherche de qualité, l’innovation et la baisse des prix. À titre d’exemple téléphoner à Orléans à la veille de l’ouverture du marché des télécommunications fixes à la concurrence coûtait environ dix fois plus cher que téléphoner aujourd’hui à New York. Toujours dans ce secteur des télécommunications fixes, la concurrence a accompagné et stimulé l’innovation tant technologique que dans les services. Dans le domaine de l’Internet, notre pays qui était la lanterne rouge dans le domaine du haut débit est aujourd’hui l’un des premiers depuis que l’Arcep a imposé à l’opérateur historique des conditions favorables à la concurrence en octobre 2002.

Ce qui est vrai dans les télécoms l’est aussi dans le secteur postal !

Dans le domaine du colis, ouvert à la concurrence, les clients professionnels ne s’y sont pas trompés puisqu’ils sont de plus en plus nombreux à confier la distribution de leurs colis à des entreprises privées qui rivalisent de créativité pour apporter le meilleur service au meilleur prix. En effet, la plupart de ces acteurs « alternatifs » proposent des services comme la prise de rendez-vous pour une livraison à domicile. Fini l’avis de passage déposé dans la boîte aux lettres et l’heure d’attente au bureau de poste pour récupérer son colis. Le facteur vous téléphone pour convenir d’un rendez-vous ou dépose le colis à un voisin. C’est aussi ça, la concurrence !

En ce qui concerne les plis de moins de 50grs, il faudra sans doute attendre 2011, date butoir fixée par le Parlement Européen, pour l’ouverture totale du marché postal. Jusqu’à cette date, ces « plis légers » resteront le « domaine réservé » de La Poste et il a fort à parier que ce service continuera à se dégrader sans pour autant voir son tarif baisser, bien au contraire.

Alors, pourquoi réserver les bénéfices de la concurrence dans le secteur postal aux seules entreprises de vente par correspondance et à leurs clients ? Pourquoi ne pas faire bénéficier l’ensemble des consommateurs français d’une concurrence totale sur le marché postal ?

Fidèle à sa vocation de lutter pour que cesse le corporatisme et la domination des monopoles, le Collectif Libre Choix a décidé de prendre part au débat sur l’avenir du service postal comme il le fait sur les sujets de l’énergie ou des télécommunications.

Contact presse :
Benoît Chamontin
Tél. : 01 46 99 10 89
Mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

Télécharger le communiqué de presse

 

 
«DébutPréc12SuivantFin»

Page 1 de 2
 
A votre avis, quels secteurs sont le plus fermés au Libre Choix ?
 

Qui est en ligne?

Nous avons 16 invités en ligne