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Communiqué de presse

 

 Concurrence dans le secteur la téléphonie fixe et du haut débit :
Pour un réseau « Fibre de France » !

Le Collectif Libre Choix rappelle que la séparation des réseaux et des services de l’opérateur historique et la création d’un grand réseau mutualisé sont la condition incontournable de l’expression de la libre concurrence sur le marché de la téléphonie fixe et du haut débit.

 

Paris, 24 mars 2009

 

Alors que les grandes manœuvres ont commencé pour la conquête du marché prometteur de la fibre optique, le Collectif Libre Choix se félicite de l’offensive de Vivendi et d’Iliad visant à obtenir la séparation du réseau fixe des services de l’opérateur historique. Il rappelle néanmoins que, dans l’intérêt de la concurrence et du consommateur, et sous peine de voir l’actuel monopole se transformer en un oligopole comparable à celui de la téléphonie mobile, le futur réseau de fibre optique qui sera déployé jusqu’à l’abonné devra être mutualisé.


Parce que le développement de l’économie numérique est l’une des conditions majeures de la relance et du développement de l’économie tout entière de notre pays, et que le grand chantier du déploiement de la fibre optique jusqu’à l’abonné est l’une des bases de cette politique, le Collectif Libre Choix demande au régulateur et au gouvernement la prise en compte de ce futur réseau en tant qu’infrastructure essentielle.

Le Collectif Libre Choix propose que cette infrastructure soit gérée par une entité autonome, comme c’est déjà le cas pour la portabilité des numéros mobiles ou, dans d’autres secteurs économiques, pour le transport de l’électricité (RTE) et pour le réseau ferré (RFF).
En effet, seul un organisme, quel que soit son statut, qui n’a pas vocation à faire des bénéfices mais à déployer et à maintenir ses infrastructures, sera en mesure de proposer aux opérateurs de services des tarifs de gros permettant l’expression d’une saine et véritable concurrence au bénéfice du consommateur.

La création de plusieurs réseaux de fibre concurrents conduirait immanquablement, dans l’objectif d’une légitime recherche de rentabilité pour leurs propriétaires, à des prix de gros élevés, générant ainsi un risque d’oligopole semblable à celui que nous connaissons actuellement dans le secteur de la téléphonie mobile et du haut débit.

Le Collectif Libre Choix rappelle qu’il est impossible d’obtenir un niveau de concurrence satisfaisant sur un marché aval si cette concurrence n’existe pas sur le marché amont ou, autrement dit, il est insoutenable économiquement de vendre bon marché quand on achète trop cher. La situation actuelle des MVNO français en est l’exemple le plus éclatant.
 

En conséquence, Le Collectif Libre Choix appelle, en préambule au débat qui va s’ouvrir sur cette question dans les prochaines semaines, à la création d’un réseau commun « Fibre de France », détenu et géré par une entité autonome. Ce réseau, entièrement mutualisé jusqu’à l’abonné, sera le support à des services en concurrence, donc plus innovants et plus compétitifs.

Il permettra en particulier :

-    De régler l’épineuse question des accès aux immeubles et aux logements ;
-    Une plus grande souplesse pour changer de fournisseur, ce qui conférera plus de fluidité au marché ;
-     Un déploiement plus rapide couvrant l’ensemble du territoire et non, uniquement, les zones les plus rentables donc les plus denses.


Sur ce dernier point, le Collectif Libre Choix souligne que le risque est de créer, pire encore que des zones blanches, de véritables déserts numériques !


Contact presse :
Benoît Chamontin
Tél. : 01 46 99 10 89
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Communiqué de presse

 

Concurrence dans le secteur de l’énergie :

Ça gaze pour le duopole !

 

Paris, 5 mars 2008.

Les chiffres de l’Observatoire de l’électricité et du gaz publiés au début du mois de mars par la CRE, et portant sur le quatrième trimestre 2008, prouvent une nouvelle fois le renforcement de la dominance des deux acteurs qui tiennent le marché de l’énergie dans notre pays et la quasi-inexistence de concurrence dans ces domaines, dix-huit mois après une médiatique ouverture du marché pour les particuliers.

Le Collectif Libre Choix propose son analyse des chiffres et dénonce, une nouvelle fois, le manque de concurrence dans le secteur de l’énergie ainsi que l’attitude prédatrice du duopole de GDF Suez et d’EDF.


Dans son Observatoire de l’électricité et du gaz publié le 2 mars 2009, la CRE révèle que la concurrence dans le secteur du gaz est un trompe l’œil et que le marché  est bien verrouillé par le duopole EDF-GDF Suez.

En effet, si l’on s’en tient à une lecture au premier degré du rapport de la CRE, même si les chiffres sont loin d’être satisfaisants, le marché semble s’ouvrir doucement avec, sur un total de 10 800 000 sites, 310 000 qui ont choisi un fournisseur dit alternatif, soit 2,9%.

Mais, une lecture un peu plus approfondie nous indique qu’EDF est compté comme acteur alternatif du gaz !

Bien sûr, personne ne s’en offusque car depuis la séparation d’EDF avec GDF, les deux sociétés sont indépendantes et mènent leurs propres vies. Donc quand EDF vend du gaz, EDF est considéré comme un acteur altenatif sur le marché du gaz. Sauf que pour le grand public, habitué depuis toujours à payer des factures à EDF-GDF, la chose n’est pas si évidente. Voici donc deux marques, dont la notoriété et la réputation sont le fruit de longues années de service public financé par le contribuable, qui se retrouvent privatisées et dont les nouveaux actionnaires bénéficient d’un « effet de traîne » qui leur permet de profiter de la préférence et du manque d’information des consommateurs.

C’est précisément cet « effet de traîne » qui avait motivé l’amendement proposé par le Collectif Libre Choix à la Loi de Modernisation de l’Economie en juillet 2008. Cet amendement prévoyait de rendre obligatoire le changement de nom et d’identité graphique pour un service public entrant sur le marché concurrentiel.

Il n’est donc pas étonnant de constater qu’EDF capte l’écrasante majorité des consommateurs qui « sont passés à la concurrence »: 248 382 sur 310 000 ! Ainsi la part de marché des acteurs alternatifs autres qu’EDF, et en dépit de leurs efforts marketing et commerciaux, atteint le chiffre record de 0,57%.
Qui peut encore parler d’ouverture du marché avec un tel chiffre ?

Si, de toute évidence, le consommateur français ne tire qu’un trop faible bénéfice de l’ouverture du marché du gaz et de l’électricité à la concurrence, ce n’est pas vrai pour l’Etat. En effet, pour ce dernier, principal actionnaire du duopole, les bénéfices ne s’arrêtent pas aux dividendes distribués. La pseudo concurrence entre EDF et GDF Suez associée à des pratiques commerciales et tarifaires dont on ne peut pas dire qu’elles soient particulièrement transparentes, lui permettent de faire sortir du tarif réglementé de nombreux consommateurs sans pour autant les faire bénéficier de la concurrence, puisque ces derniers ne changent pas de fournisseur ou en changent majoritairement pour le « monopole bis ».

En conclusion, la recette est facile à comprendre :

1)    Pousser à la sortie du tarif réglementé tout en gardant les consommateurs dans le giron du duopole.
2)    Faire croire que la concurrence existe en faisant passer EDF et GDF Suez pour des acteurs alternatifs.


Qui peut encore dire que la concurrence existe dans l’énergie ?

Pour plus de détails sur les derniers chiffres publiés par la CRE : www.cre.fr

 

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Ecrit par Benoît Chamontin   

Communiqué de presse

 

 4ème licence de téléphonie mobile :

Le collectif Libre Choix met en garde

le gouvernement et demande

la prise en compte des MVNO

 

Paris, mercredi 21 janvier 2008.

 

Le Collectif Libre Choix souhaite que l’attribution d’une quatrième licence de téléphonie mobile à un nouvel entrant soit l’occasion d’une véritable ouverture du marché aujourd’hui verrouillé par l’oligopole des trois opérateurs historiques. Il rappelle que si les bénéfices de l’arrivée d’un quatrième opérateur sont indiscutables, la vraie concurrence ne pourra venir à court terme que des MVNO.

Le Premier ministre a annoncé, le 12 janvier dernier, une stratégie globale pour la 3ème et la 4ème génération mobile. C’est dans le cadre de cette stratégie que l’ouverture à un nouvel entrant pour une quatrième licence de téléphonie mobile a été confirmée.

Cette décision a été justifiée par la volonté « d’accélérer la mise en œuvre des mesures du Plan Numérique qui s’inscrivent dans la logique de la relance de l’économie française ».

Le Collectif Libre Choix, et au moment où est annoncé un débat parlementaire sur la question le 5 février prochain à l’Assemblée Nationale, se félicite de cette mesure qui va dans le sens de davantage de concurrence au profit du consommateur dans un domaine où il a maintes fois dénoncé la position dominante, voire prédatrice, des acteurs en place.

Cependant, l’attribution d’une quatrième licence ne peut être présentée comme la solution qui favorisera immédiatement la concurrence et qui augmentera, à court terme, le pouvoir d’achat des Français.

Le Collectif Libre Choix rappelle que les MVNO sont les seuls capables de proposer des baisses de tarifs immédiates. En effet, les clients de ces deniers bénéficient déjà de tarifs inférieurs de 20 à 30% à ceux pratiqués par les historiques.

Si les récentes et répétées recommandations de l’Arcep et du Conseil de la Concurrence étaient appliquées, ces économies pourraient atteindre 50%, ce qui est considérable quand on sait qu’un  utilisateur français dépense en moyenne 44,30 euros/mois*.

C’est pourquoi le Collectif Libre Choix rappelle que l’attribution d’une 4ème licence comme seule mesure pro-concurrentielle sur un marché de la téléphonie mobile verrouillé de longue date n’aura malheureusement qu’un impact très limité sur la relance de l’économie française et en particulier sur le porte monnaie du consommateur.

En effet la baisse de tarif attendue, et estimée par le gouvernement lui-même, n’est que de 7% … dans 4 ans !

Ces objectifs minimalistes sont parfaitement explicables car le déploiement d’un réseau et la recherche légitime de rentabilité  du nouvel entrant limiteront la marge de manœuvre de ce dernier concernant les prix.

Aussi et a minima l'attribution de cette quatrième licence doit être l’occasion d’imposer au nouvel entrant et aux opérateurs de réseaux historiques, des conditions d’hébergement plus justes sur le plan technique, contractuel et tarifaire et de favoriser ainsi une concurrence saine, au profit du consommateur, sur le marché français de la téléphonie mobile.

* En post-payé, voir chiffres de l’Arcep – octobre 2008  www.arcep.fr 


Contact presse :
Benoît Chamontin
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Ecrit par Benoît Chamontin   

Communiqué de presse

 

 La concurrence : un levier pour stopper
la dégradation du service postal

 

Paris, mercredi 17 décembre 2008.

 

Alors que les agents de La Poste manifestent leurs craintes quant à un changement de statut de leur entreprise, les usagers, qu’ils soient particuliers ou entreprises, assistent de leur côté, à la dégradation du service qui leur est rendu. Délais d’acheminement de plus en plus aléatoires, files d’attente interminables dans les bureaux de poste, pertes de courrier, vols de colis… le service postal « n’est plus au top » comme le reconnaissait récemment un grand leader syndical.

Face à cette situation, le Collectif Libre Choix rappelle qu’il existe une solution qui a partout fait ses preuves dans le domaine de l’amélioration du service : la concurrence.

En effet, et à condition d’astreindre les acteurs du marché à des obligations strictes de service universel, la concurrence est le meilleur moyen de stimuler la recherche de qualité, l’innovation et la baisse des prix. À titre d’exemple téléphoner à Orléans à la veille de l’ouverture du marché des télécommunications fixes à la concurrence coûtait environ dix fois plus cher que téléphoner aujourd’hui à New York. Toujours dans ce secteur des télécommunications fixes, la concurrence a accompagné et stimulé l’innovation tant technologique que dans les services. Dans le domaine de l’Internet, notre pays qui était la lanterne rouge dans le domaine du haut débit est aujourd’hui l’un des premiers depuis que l’Arcep a imposé à l’opérateur historique des conditions favorables à la concurrence en octobre 2002.

Ce qui est vrai dans les télécoms l’est aussi dans le secteur postal !

Dans le domaine du colis, ouvert à la concurrence, les clients professionnels ne s’y sont pas trompés puisqu’ils sont de plus en plus nombreux à confier la distribution de leurs colis à des entreprises privées qui rivalisent de créativité pour apporter le meilleur service au meilleur prix. En effet, la plupart de ces acteurs « alternatifs » proposent des services comme la prise de rendez-vous pour une livraison à domicile. Fini l’avis de passage déposé dans la boîte aux lettres et l’heure d’attente au bureau de poste pour récupérer son colis. Le facteur vous téléphone pour convenir d’un rendez-vous ou dépose le colis à un voisin. C’est aussi ça, la concurrence !

En ce qui concerne les plis de moins de 50grs, il faudra sans doute attendre 2011, date butoir fixée par le Parlement Européen, pour l’ouverture totale du marché postal. Jusqu’à cette date, ces « plis légers » resteront le « domaine réservé » de La Poste et il a fort à parier que ce service continuera à se dégrader sans pour autant voir son tarif baisser, bien au contraire.

Alors, pourquoi réserver les bénéfices de la concurrence dans le secteur postal aux seules entreprises de vente par correspondance et à leurs clients ? Pourquoi ne pas faire bénéficier l’ensemble des consommateurs français d’une concurrence totale sur le marché postal ?

Fidèle à sa vocation de lutter pour que cesse le corporatisme et la domination des monopoles, le Collectif Libre Choix a décidé de prendre part au débat sur l’avenir du service postal comme il le fait sur les sujets de l’énergie ou des télécommunications.

Contact presse :
Benoît Chamontin
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